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L’île Maurice demeura une économie basée sur la
monoculture de la canne à sucre jusqu’après son indépendance.
Mais elle a vite réussi à diversifier ses activités
; l’économie de Maurice compte aujourd'hui plusieurs piliers.
Agriculture
Le secteur de l’agriculture, qui est principalement constitué
de la culture de la canne à sucre, a été pendant des
décennies l’unique source de revenus pour le pays. Des champs
de cannes à perte de vue en témoignent et font toujours partie
du paysage mauricien. Néanmoins, l’importance de ce secteur
diminue continuellement ; sa contribution au PIB indique un pourcentage
moindre d’année en année, mais a subsisté en
raison des avantages accordés par l’Union Européenne
dans le cadre du Protocole Sucre.
La hausse du coût de production et de celui de la main d’œuvre
sont la cause de ce déclin. Pour réagir face à ce problème,
le gouvernement et le secteur privé ont décidé d’allier
leurs forces pour faire revivre cette industrie. Dés l’année
2001, un programme de centralisation des moulins à sucre a été
mis en marche. L’industrie
Au début des années 70, la mise en marche d’un processus
d’industrialisation va connaître un franc succès. Ce
projet financé par un capital dérivé du secteur sucrier
va restructurer l’économie du pays et surtout attirer les
investisseurs étrangers. Grâce à un accès préférentiel
sur le marché européen accordé par la convention
de Lommé, le secteur du EPZ (export processing zone), dominé
par le textile, a largement contribué à la croissance économique
du pays. Ainsi, l’industrie contribue 12 % à elle seule au
PIB et est également la première source d’exportations. Bien que l’industrie du textile fasse face à une compétition
croissante avec les pays en développement de la région et
que certaines usines ont été contraintes de fermer pour
manque de productivité, le textile reste le deuxième pilier
de l’économie de Maurice. Pour augmenter la compétitivité
de ce secteur, le gouvernement prévoit de l’aide pour robotiser
les opérations de certaines usines et de fournir de la formation
pour pallier au manque de la main d’œuvre qualifiée. Par ailleurs, l’industrie du textile tend à se délocaliser
vers les pays comme Madagascar, et explore d’autres marchés
comme celui des Etats Unis d’Amériques. A travers l’AGOA ( Africa Growth And Opportunity Act), Maurice bénéficie
d’un quota pour l’exportation de ses produits vers le marché
américain depuis l’année 1999.
Le Tourisme
Depuis 1988, la politique du gouvernement a été en faveur
du développement du tourisme, surtout de haut de gamme, à
Maurice. L’île bénéficie en effet de conditions
exceptionnelles comme la beauté de ses paysages, des plages de
sable fin, des lagons magnifiques ainsi que le bilinguisme des habitants pour développer ce secteur. La formation du personnel des hôtels
est assurée par l’école hôtelière de
l’île qui offre un encadrement professionnel à l’apprentissage
des métiers de l’hôtellerie.
La contribution de ce secteur au PIB était à hauteur de
9.4% en l’an 2000.Les arrivées des touristes en 1980 étaient
aux alentours de 200 000, alors qu'à la fin des années 90,
le nombre s’est élevé à près de 560
000. Les arrivées continuent d’augmenter et de nombreux projets
de constructions d’hôtels sont actuellement étudiés
par les autorités concernées. C’est un secteur qui
a connu une croissance très rapide, de 20% dans les années
80 et de 6% actuellement. Pour attirer plus de touristes dans l’île, la ligne aérienne
locale, Air Mauritius, a augmenté ses fréquences de vols
notamment vers les pays européens et vers d’autres pays de
l’est comme les Emirats Arabes.
Services Financiers
Créés en 1992, les services offshore répondent à
la volonté de faire de Maurice une plate forme financière
régionale en développant des activités telles que
les services bancaires, les assurances, la gestion de fonds, le crédit
Maurice offre de nombreux avantages grâce à une politique
économique libérale se caractérisant par le libre
rapatriement de fonds, l’absence de contrôle de changes et
l’accord de non double imposition avec certains pays. Outre ces
avantages, Maurice a des atouts tel son infrastructure de qualité,
la stabilité politique, un système de télécommunication
de dernière technologie.
Le Port Franc qui opère depuis 1992 sous l’autorité
de la MFA (Mauritius Freeport Authority) gère cet espace de transbordement
et de réexportation à proximité du port et de l’aéroport
dans le cadre de taxes, de droit de douane et de formalitées réduites
au minimum. |
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